Le jour où je t'ai rencontré.

Il y a quelques jours, Sophie du blog Ogresse de compagnie, m'a proposé de parler d'amour. Oui, mais de mon histoire d'amour et plus particulièrement de ce jour-là, celui où je l'ai rencontré. C'était le 19 septembre 2010 et je me souviens des moindres détails. Puis, parler d'amour c'est ce que je préfère... Merci Sophie.

Vous retrouverez également mon article sur le blog de Sophie

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Le jour où je t’ai rencontré, je n’avais pas pris rendez-vous avec le Destin.

Pour être honnête, j’avais passé la journée à comparer les tarifs des billets d’avion pour rejoindre mon premier amour à l’autre bout du monde. Nous nous étions quittés quelques années plus tôt à cause de son envie d’ailleurs justement. Toutefois, je n’étais plus sûre de l’aimer comme au premier jour. Alors, j’ai traîné près d’Opéra, j’ai marché toute la journée avant que ma copine Sarah ne me propose de la rejoindre chez elle pour fêter son anniversaire avec des dizaines d’inconnus. Ça ne me disait franchement rien, j’ai toujours détesté les inconnus, surtout quand ils sont ivres et bruyants.

« 20 ans c’est super important, t’es obligée de venir Elo ».

« Ok, j’arrive ».

Opéra -> Issy les Moulineaux – 31 minutes.

31 minutes à me demander si ça vaut le coup et s’il en vaut la peine, 31 minutes à me demander si ça va marcher cette fois, s’il ne va pas changer d’avis ; encore une fois – 31 minutes passées finalement à réaliser que le premier Amour est souvent juste le premier et rien d’autre. Je ne l’aimais plus à Madeleine et mon destin m’attendait à Mairie d’Issy.

Il est arrivé plus tard que les autres et je suis tombée amoureuse de ses baskets. Des Vans noires, un peu déchirées, il avait l’air d’aimer le rock, d’être rock et il sentait bon. Cela faisait déjà deux heures que je buvais des mélanges dégueulasses et farfelus concoctés par un couple tout aussi farfelu. Florian est arrivé avec des bières. Je l’ai attendu comme on attend d’être sauvé par le gong, comme on attend que l’on vienne nous sortir d’un gouffre, d’un trou noir. Je ne suis pas romantique ni mielleuse. Du moins, je ne l’étais pas à ce moment-là. Je venais de réaliser, quelques stations de métro auparavant, que l’Amour n’était pas éternel. J’avais 21 ans. Oui, j’en ai mis du temps.

Pourtant, je vous assure que j’ai senti un truc quand il m’a fait la bise. 2 bises douces, légères et parfumées. Le parfum de l’Amour, du second Amour, de l’Amour infini.

J’avais 21 ans et je venais de tourner une page. J’avais besoin de danser, d’alcool, de tabac et d’autres substances illicites. Oui, j’avais 21 ans. Seule sur la piste de danse, il a dû me prendre pour une de ces filles bizarres, immatures et légères mais ça m’était égal dans le fond, je n’attendais rien de lui, pas même qu’il m’aime et encore moins un enfant de lui. Un enfant ? Quelle idée.

Sans même parler, nous avons dansé toute la nuit. C’était un peu comme dans La Boum vous savez. Ce moment où un seul être suffit à dépeupler un espace entier. Je ne voyais plus que lui et son souffle contre le mien guidait nos pas. J’ai appris à le connaître en dansant, nous répétions, comme instinctivement les mêmes pas, nous allions dans la même direction, ces bras autour de ma taille me rassuraient et cette alchimie palpable entre nous me donnait envie de refaire le monde. Bien sûr, l’alcool y était aussi pour beaucoup, aujourd’hui, 8 ans après je le sais.

« Is it real now, two people become one » – Walking on a dream du groupe Empire of the sun.

C’est le moment que nous avons choisi pour échanger notre premier baiser. Le baiser était inévitable, restait à savoir quel serait le moment adéquat. Il paraît que le lieu et le contexte d’un premier baiser ont une importance sur la suite des événements – Comme quand on rencontre quelqu’un lors d’un mariage… Nous, nous avions choisi ce moment-là, celui où tout était écrit dans les paroles de cette chanson… Chiara en tout cas. Un peu de toi, un peu de moi, beaucoup de nous. Un jour, nous formerons une famille et nous serons heureux. Même ivre, je savais que c’était toi.

Au petit matin, il était encore là. Il me regardait dormir et me caressait la joue comme aucun autre homme ne l’avait fait avant lui. J’en senti la peur, le doute, l’envie et l’évidence entre ses deux mains. Il tenait aux creux d’elles l’avenir et l’espoir. Moi, je retenais déjà mon cœur déjà bien trop désabusé.

Les jours, les semaines et les années ont passé depuis ce 19 septembre 2010. Aujourd’hui, c’est à trois que nous dansons. Tu as toujours tes Vans déchirées et tu sens toujours aussi bon l’Amour. Moi, j’ai moins peur des inconnus, je ne fume presque plus et je suis sûre de moi.

Le jour où je t’ai rencontré, je n’étais pas au rendez-vous mais j’ai pris le soin d’être en avance pour ne pas te louper mon Amour.

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À propos

Elodie-Jelena

Je m'appelle Elodie-Jelena, j'ai 28 ans et je travaille depuis plusieurs années dans le domaine de la communication et du marketing mais ma véritable passion est l'écriture. Amoureuse des images et des mots depuis toujours, je suis aussi aussi la maman de Chiara née en avril 2016. Découvrez les bribes de notre petite vie de famille douce et sauvage grâce à mes chroniques (sans filtre) sur la maternité, l'éducation bienveillante et positive. Découvrez aussi mes coups de cœur puériculture, mode enfant et lifestyle.

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