S'améliorer en tant que mère.

Durant la grossesse, nous avons beaucoup discuté mon mari et moi. Nous avons essayé d’établir plusieurs listes :

  • Les choses « qui passent ».
  • Les choses « hors de question ».
  • Les choses « on verra avec le temps ».

On était tellement sûrs de nous !! 8 mois après, on fait moins les malins. Quand on s’imaginait parents, F. et moi plaisantions souvent sur le genre de parent que nous allions être. Je l’ai d'emblée catalogué comme un futur papa poule/cool Raoul et moi, je me voyais déjà « trop tout ». Je n’ai jamais voulu lire des ouvrages sur l’éducation. J’ai toujours pensé que c’était quelque chose de relativement spontané qui variait en fonction des années et des situations = des choses que l'on apprend pas dans les bouquins en somme.

Néanmoins, j’ai toujours été catégorique sur ce que je ne voulais absolument pas pour Chiara. Je pense notamment à la violence qu’elle soit physique (fessée…) ou morale (humiliation en public, petits surnoms réducteurs, dénigrement…). Flore en parlait très justement dans son article consacré à la fessée que je vous conseille de lire.

Toutefois, depuis que nous sommes parents, nous avons réalisé qu’il était très compliqué de mettre en pratique une certaine éducation « positive ». La spontanéité de l’enfant et de l’entourage fait que nous sommes souvent envahis d’émotions exacerbées qui influent sur notre discernement.

Pour ma part, je suis très sensible et j’ai du mal à prendre du recul. Lorsque je me sens oppressée, je deviens irritable et à fleur de peau. Je n’ai qu’une envie : disparaître ou m’enfoncer dans le sol. F. lui, est plus pragmatique et réfléchi, il se laisse rarement envahir par le stress ce qui est une force considérable.

Je me souviens avoir eu beaucoup de mal à donner le biberon à Chiara en public. Que l’on allaite ou pas, nourrir son enfant est un moment très intime qui crée un lien entre la mère et son enfant (ou avec le papa s’il participe). Chiara a toujours été agitée lorsque je la nourrissais en public et son stress a donné lieu à des remarques qui elles-mêmes ont engendré en moi du stress. Résultat : un bébé affamé et une maman angoissée

Nous avons alors décidé que les visites ou nos sorties se feraient toujours en dehors des heures du repas et du bain. Bien sûr, nous n’avons pas toujours le choix : repas de famille, Noël... Dans ce cas, nous demandons à manger un peu plus tard et celui qui donne le biberons s'isole au calme avec Chiara pour pouvoir la nourrir.

L’essentiel est de poser des limites dès le départ de façon tout à fait calme. Sinon, chaque situation devient une source d'appréhension et les moments heureux sont très vite gâchés.

N’oublions pas que la maternité n’est pas innée et que nous apprenons chaque jour. Cependant, quelque chose a toujours fonctionné : s’écouter et se faire confiance. Nous avons porté notre enfant durant neuf longs mois (qui pourtant sont passés très vite J ) et avons ce lien unique avec notre enfant depuis le premier jour. Lorsque j’étais enceinte et que je ressentais un besoin ou une envie, je l’accomplissais immédiatement. Pourquoi ne serai-je donc pas en mesure d’accomplir ceux de mon enfant à présent ?

Il y a pourtant deux types de comportements (= remarques) extérieurs qui ont tendance à m’indisposer : ceux liés à la vivacité de l’enfant et ceux qui visent à surprotéger l'enfant.

« Qu’elle est agitée, elle fait des bruits bizarres quand même, elle met des choses sales à la bouche, une vraie pile électrique cet enfant » etc …

Lorsque Chiara découvre une nouvelle capacité (4 pattes, assise, dos-ventre, sur les genoux…) ou un nouvel environnement ou un nouveau jouet c'est un nouveau monde qui s'offre à elle. Un monde fascinant, attrayant et captivant.  Un enfant ne sait s’exprimer comme un adulte. Par conséquent, le toucher, leur voix ont une importance capitale sur leur éveil quotidien. Ils touchent, font leur voix, mettent à la bouche, font leurs dents… Ils nous parlent à longueur de journée. Dire à mon bébé de 9 mois de se taire quand elle essaie de parler serait alors synonyme de censure intellectuelle selon moi.

Il en va de même pour ce qui est de l’apprentissage plus intellectuel justement. Nous avons décidé d’opter pour une éducation autonome et indépendante. Nous ne nous imposons pas lorsque Chiara développe une nouvelle capacité. Par exemple, nous ne restons pas derrière elle en position de « secours » lorsqu’elle tente de se mettre debout ou lorsqu’elle apprenait à s’asseoir. Nous estimons que notre présence et notre angoisse (qu’elle se cogne par exemple) l’empêcheront automatiquement de se concentrer naturellement à faire cet effort seule. Alors, nous mettons des coussins derrière son dos au cas où. Lorsque le soir elle veut jouer, nous la laissons jouer et s’épuiser pour s’endormir naturellement. Nous refusons de la mettre au lit, seule, isolée et agitée juste parce qu'"il est l'heure de dormir". J’essaie de me mettre à sa place parfois et je sais que je n’aurai pas apprécié que l’on me mette au lit si je n'ai pas sommeil.

Nous lui mettons des jouets silencieux à disposition (peluches agréables au toucher, veilleuse…) et parfois de la musique douce (je vous conseille vivement l’application ZEN qui est gratuite). Chiara s’endort alors naturellement en quelques secondes sans que nous ayons décidé pour elle.

Nous n’influençons pas notre enfant mais nous encourageons son autonomie et le développement de sa personnalité qui est unique.

Le week-end je suis seule du réveil à 15h. En effet, F. travaille le week-end. J’ai encore beaucoup de mal à gérer le rythme effréné des trois vies combinées : vie de maman, vie de « femme au foyer » et vie de femme. Ce qui est encore difficile pour moi est de devoir tirer en quelque sorte une croix sur certaines de mes envies de femme pour m’occuper de la vie du foyer. Je pense qu’à l’âge de Chiara, il est encore compliqué de s’octroyer certaines folies. Alors, je prends sur moi et je reste positive tout en essayant de m’organiser différemment.

Le week-end, Chiara est très vive. Je pense qu’elle a compris à sa manière que ces deux jours ensemble était quelque chose de spécial et qu’elle devait donc en profiter. C’est durant ces deux jours qu’elle s’exprime le plus et qu’elle est assez difficile « à suivre ». Elle se lasse de ses jouets très vite, jette ceux qu’elle ne veut pas, va chercher seule celui qu’elle préfère et elle parle beaucoup.

J’ai très vite été submergée par la fatigue, le stress de vouloir tout bien gérer et par le manque de temps. Mon état a donné lieu à de la colère, des petites déprimes et beaucoup de frustration. Je haussais souvent le ton, j’étais exaspérée, je baissais les bras et j’en ai voulu à mon mari de travailler le week-end. Mon problème d’organisation et l’incompréhension face à mon bébé engendraient des disputes conjugales et une remise en question de mon rôle de maman.

Après en avoir beaucoup discuté et avoir analysé la situation, j’ai décidé de mettre en place des petites techniques toutes simples.

- J’avais peur de prendre une douche en laissant Chiara seule dans son lit dans une autre pièce

->  A présent, j’installe le transat ou des jouets dans la salle de bain.

- J’avais la « flemme » de passer 20mn à habiller Chiara pour descendre 2mn acheter des yaourts (on se rend toujours compte qu’il en manque quand c’est l’heure de manger non ?)

-> J’achète en avance des lots de Yaourts sur Amazon. Je suis livrée gratuitement à domicile et c’est nettement plus avantageux financièrement.

- Chiara sautait parfois la sieste de l’après-midi.

-> Elle aime dormir en poussette et à l’air frais. Alors, nous allons nous balader au parc durant une ou deux heures et parfois même, j’invite une amie à se joindre à nous. Une fois Chiara endormie, nous buvons un café ou un thé.

Voici quelques exemples de techniques qui ont changé ma façon d’aborder le week-end. Je vis nettement mieux, j’appréhende moins de rester seule avec Chiara et surtout, mon enfant baigne dans une atmosphère plus sereine puisque plus organisée.

Trois conseils pour vivre mieux :

  • La communication avec le partenaire : les listes sont des procédés universels ! Faites des listes et discutez chaque point sans vous couper la parole.
  • La distance avec l’entourage : n’ayez pas peur d’exprimer votre désaccord ou votre gêne vis-à-vis d’une remarque ou d'une critique. Gardez pour soi ne fera qu’envenimer votre angoisse.
  • Gérez votre temps : Pas eu le temps de faire une machine ? Pas de panique : elle se fera à un autre moment. Préférez plutôt une activité reposante (lecture, film, tasse de thé, musique) pour évacuer votre stress puis, effectuez la tâche en question une fois le stress disparu. 

J’espère que vous avez apprécié cette chronique consacrée à l'éducation et à la vie de famille ! N’hésitez pas à me faire part de vos expériences, vos astuces et vos conseils !

 

 

 

 

 

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À propos

Elodie-Jelena

Je m'appelle Elodie-Jelena, j'ai 28 ans et je travaille depuis plusieurs années dans le domaine de la communication et du marketing mais mon véritable rêve est de devenir écrivaine! Amoureuse des images et des mots depuis toujours, je suis aussi aussi la maman de Chiara Mila née en avril 2016. Découvrez les bribes de notre petite vie de famille douce et sauvage grâce à mes chroniques (sans filtre) sur la maternité, l'éducation, la parentalité mais aussi au travers les Interviews des lectrices...
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woodybeauty 24/04/2017 13:27

J'ai laissé un message, je ne sais pas s'il a fonctionné mais merci pour cet article!

woodybeauty 24/04/2017 13:26

Coucou, merci pour cet article où je me retrouve depuis que je suis maman de 2 petits bouts. Je redoute encore quand je me retrouve seule avec eux, de gérer la maison tout en répondant à leurs besoins (jouer surtout) qui parfois me saoule je l'avoue. C'est dur de trouver l'équilibre entre sa vie de famille, de couple et ses besoin perso, s'accorder des moments rien qu'à soit. Bisou!